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Ma crise des 25 ans ou plutôt, crise existentielle.

 

A 25 ans on est jeunes, insouciants, frivoles. On croque la vie à pleine dents. Rien n’a d’importance. En théorie, c’est le cas. Moi à 25 ans, et même bien avant, j’étais en pleine crise existentielle. Vers 23 ans, à l’entrée du monde du travail, je me suis pris de plein fouet la réalité de la vie professionnelle.

 

Déception, frustration, j’ai compris que tout ce qu’on m’avait promis “si je travaillais bien” ne se réaliserait finalement pas.

 

Plutôt étudiante modèle, j’avais eu le bac sans trop de difficulté, décroché mon bac+5 haut la main, pas d’encombre au tableau, je m’étais bien donnée année après année, pour remplir le contrat, avoir de bonnes notes et espérer décrocher ce fameux cadeau tant promis, le CDI.

Mais patatra, à l’entrée du monde du travail, stage, re-stage, re-re-stage, CDD, toujours pas d’épanouissement. Ces fameuses reconnaissance sociale, accompagnée d’une grande somme d’argent et d’une valorisation de mes compétences qui nous avaient été tant promises, n’arrivaient pas. Et puis, un CDI moi j’en voulais pas. De poste en poste, je m’éteignais un peu plus ; le peu de motivation qui me poussait à chercher mieux ailleurs se détériorait à grand pas, jusqu’à vraiment s’éteindre.

 

Lasse de chercher ailleurs, je me demandais : Qu’est-ce qui cloche chez moi ?

 

Au début, je pensais que je ne me trouvais pas dans la bonne entreprise, puis au bon poste, alors j’ai fait des tentatives, je suis partie, j’ai changé de job, mais je restais finalement toujours dans le même type de métiers qui correspondait à mes études, et ça ne collait absolument pas. Ce n’était pas que les entreprises ne voulaient pas de moi, c’était moi qui ne voulait pas travailler chez eux. Qu’est ce qui n’allait pas chez moi ?

Pourtant mes études m’avaient plutôt convenues, j’avais appris plein de choses, et apprendre j’adorais ça ; mais dans chacun des postes que j’avais testé je m’ennuyais à mourir au bout de quelques semaines, je n’exploitait pas 1/10e de mes compétences et je ne me sentais pas valorisée pour ce que je savais vraiment faire. Quand je n’ai plus eu du tout de motivation j’ai compris que quelque chose n’allait pas et que je n’étais donc pas au bon endroit.

 

La question existentielle c’était : est-ce qu’il y a vraiment un endroit pour moi ?

 

Est ce que je ne tombe tout simplement pas de haut, en ayant regardé trop de Disneys et de comédies romantiques qui finissent bien ?

Est ce que finalement le monde du travail c’est “juste” ça ?

Est ce que la vie c’était vraiment se lever – boulot métro dodo – repeat ?

Et si c’était ça, est ce que je voulais vraiment vivre comme ça ?

Est ce qu’un métier épanouissant ça existe ?

Et si oui, est ce que c’est possible d’en vivre ?

Est ce qu’il faut se résigner à croire que « le travail c’est pas fait pour s’amuser »?

comme nous l’ont rabâché nos ainés pendant des années.

Est ce qu’il faut vraiment travailler dur pour y arriver ?

Et si oui,  je l’ai fait alors pourquoi ça n’a pas marché ?

Dans le tumulte de toutes ces questions qui se bataillaient les unes contre les autres dans ma tête, l’une d’entre elle est le plus ressortie et c’était : que vais-je faire de ma vie ? et pour moi c’était impossible de répondre à cette question. Impossible ne serait-ce que de m’imaginer dans une voie ou dans une autre.

 

J’étais complètement perdue.

Sans une once d’objectif à l’horizon.

J’avais l’effroyable impression qu’on m’avait lâchée dans le monde, sans m’avoir donné le mode d’emploi. J’ai tout remis en question, mes études, mes choix d’expériences professionnelles, mes proches, le lieu où j’habitais et je me culpabilisais beaucoup d’avoir fait les choix que j’avais fait puisque visiblement ce n’était pas les bons. Mais où j’avais raté ? ça c’était plus difficile à définir.

Et puis, j’ai lu plein de conseils sur internet pour trouver une voie passion. Mais moi, je n’avais aucune passion, je ne jouais pas de musique, je faisais un peu de danse mais voilà tout. Je me disais que jamais je ne pourrais trouver un métier passionnant. Je n’étais pas passionnante.

Et puis, les conseils des autres ont commencé à pleuvoir, ce qui, au lieu de me remotiver m’a encore plus déprimée «  Tu devrais prendre un job comme ça pour passer le temps au moins tu gagneras de l’argent » «  pourquoi tu ne postules pas chez machin, ils sont cool là bas ? ». Mais ce qu’ils ne comprenaient pas c’est que moi je voulais pas « passer le temps », et que « être avec des gens cool » ça ne me suffirait pas.

 

J’avais tout bonnement besoin de trouver du sens, dans ce que je faisais, mais aussi de trouver le sens de ma vie.

 

Quel sens y avait-il à se lever chaque matin pour faire quelque chose que je n’aimais pas, juste pour rester assise sur ma chaise à attendre la pause dej’, le soir, le weekend pour être trop fatiguée pour faire quelque chose d’intéressant sur le peu de temps de vie qu’il me restait et attendre la paye du mois pour acheter des choses dont je n’avais pas besoin ?

 

Quel sens y avait-il à « passer le temps » plutôt qu’à le vivre ?

 

Pour moi, aucun, pourtant, dans ma vision des choses, c’est ce que tout le monde autour de moi faisait, passer le temps, dans l’attente de vivre quelque chose plus tard. Et moi je ne voulais pas, ou plutôt, je ne pouvais pas vivre comme ça.

 

« Avec trop on se perd, avec peu on se trouve » 

 

Un jour ça a fait tilt :

Et si j’arrêtais de penser que le CDI est le Graal ultime ?

Et si je trouvais ma propre identité, ma propre vision du bonheur ?

Et si, j’arrêtais de passer le temps, et que je vivais tout simplement ?

Une fois ce changement de perspective réalisé, tout s’est éclairé.

 

Je n’avais plus grand chose, plus de job, plus de collègues, plus de définition sociale. Pourtant j’étais toujours là, j’étais toujours moi.

 

Je suis vite passée d’un état de rejet du monde du travail, rejet de mon diplôme, rejet de mon passé, à fière et heureuse de réussir à me définir moi-même comme étant autre chose que mon titre de poste ou que le nom de mon entreprise. Je me suis juste comprise moi, mes valeurs, mes qualités et j’ai appris à découvrir progressivement le potentiel qui dormait en moi et n’attendait qu’une chose : que je l’allume à grand coup de flamme.

J’ai découvert une passion pour l’écriture et le développement personnel, un amour pour la psychologie et l’étude du comportement, et des qualités d’écoute et d’accompagnement qui dormaient bien gentiment au fond de moi. Quand je me suis trouvée, les postes aux grands titres ne m’ont plus du tout fait rêvé. Je n’avais qu’un objectif en tête : réussir à me réaliser, trouver mon métier passion ou plutôt ma vocation !

3 ans plus tard, je suis Coach Professionnelle Certifiée et j’accompagne les jeunes actifs perdus mais déterminés à trouver leur voie, comme cette jeune que j’étais il y a plus de 3 ans. Rien ne me rend plus fière que de pouvoir dire que je suis épanouie dans chacune des tâches que je réalise au quotidien, que j’exploite pleinement mon potentiel et que je fais enfin quelque chose qui a du sens et qui contribue à quelque chose de plus grand que moi, aider les autres.

Certes, je n’ai pas le CDI, dans la grosse boite et les +40K annuels, mais je pense que j’ai bien plus, je me suis trouvée, moi 😉

– Manon Aunay

Contact : manon@jeunegenerationy.com

Coach Professionnelle Certifiée

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