Mai 2018 : Génération Impatiente ou Génération Consciente ?

Mai 2018 : Génération Impatiente ou Génération Consciente ?

D’après Wikipedia : « Les événements de Mai 68 désignent une période durant laquelle se déroulent, en France, des manifestations étudiantes, ainsi que des grèves générales. Ces événements constituent le plus important mouvement social de l’histoire de France du xxe siècle. Il est caractérisé par une vaste révolte spontanée antiautoritaire de nature à la fois culturelle, sociale et politique, dirigée contre le capitalisme, le consumérisme, l’impérialisme américain. »

 

50 ans plus tard … Où en sommes-nous ?

 

Accueil des migrants, violences faites aux femmes, racisme, sexisme, enjeux écologiques, extinction des espèces, famine, pauvreté, torture, non respect des droits fondamentaux humains, terrorisme, esclavage. Tels sont les combats de notre siècle. Ils s’adressent eux aussi contre le capitalisme et le consumérisme. Mais avant de s’adresser « contre », ils sont surtout là pour nous rappeler à tous les valeurs que nous portons en chacun d’entre nous, français, celles que l’on nous a enseignées depuis le plus jeune âge :  la liberté, l’égalité et la fraternité.

 

Je suis éminemment convaincue que la mission de la génération Y pour mai 2018 et bien après n’est pas de se battre « contre » un système mais avant tout « POUR » l’application de ces belles valeurs qui sont les nôtres, qui nous ont élevés, créés, inspirés.

 

Je pense, à titre personnel, que la génération Y ne sera pas la génération « combattante » mais la génération « consciente ».

 

Consciente d’un monde qui change, d’un monde qui perd son sens, d’un monde qui fait peur mais optimiste face à ce constat, volontaire, engagée, solidaire !

 

C’est peut-être idéaliste et fou de vouloir vivre dans un monde qui se soucie des autres et de leur bien-être, un monde qui permet à chacun quelque soit son origine, ses ressources, et son milieu social de vivre décemment au même titre que ceux nés dans des milieux plus privilégiés, un monde où l’on ne marcherait pas sur son voisin déjà au sol, un monde où la notion même de frontière n’existerait pas, un monde où l’humain passerait avant tout et surtout avant quelque argent que ce soit, un monde où le travail aurait du sens mais surtout un monde où chacun aurait l’opportunité de vivre comme il l’entend.

 

C’est peut-être fou de vouloir vivre dans un monde qui se soucie des autres et de leur bien-être mais je rejoins l’asile avec grand plaisir si vous me dites que tout le monde pense le contraire.

 

Quand je mets en face de moi toutes ces réalités atroces couplées aux non-sens de la société, comme ces étudiants « trop » diplômés pour trouver un travail, les chômeurs accusés de creuser la dette de l’état alors que des millions d’euros s’évadent fiscalement chaque année ou encore que l’on accepte de laisser mourir des hommes, femmes et enfants en pleine mer pour ne pas avoir à s’en occuper une fois sur nos côtes, je me dis que nous sommes tombés bien bas et je me demande si nous avons touché le fond ou s’il est possible de creuser encore.

 

Si l’on regarde réellement ces réalités dans les yeux et que l’on cherche ensemble des solutions pour y remédier alors tout aurait tout de suite beaucoup plus de sens : nos valeurs françaises seraient honorées, le chômage disparaitrait peu à peu, les métiers auraient plus de sens, il y aurait moins de compétitivité et plus de collaboration pour faire avancer la société dans le bon sens, moins de divisions et plus de partage et solidarité, moins de capitalisme, plus d’économie sociale et solidaire. Parce que faire quelque chose qui a du sens guérirait toutes les maladies de notre temps.

 

Des initiatives comme celles ci, il en pleut tous les jours, elles manquent uniquement d’un coup de pouce essentiel. Et pourtant… Avec tout l’argent que brasse notre propre pays… Ne me dites pas que nous n’avons pas les moyens de loger les quelques milliers de personnes sans toit, chez nous ?

 

 

Notre société est devenue indécente et pourtant, à qui la faute ? « Aux autres … » Qui sont… « les autres » ?

 

Les responsables c’est aussi nous, nous qui marchons devant les plus pauvres sans s’en soucier un instant, nous qui détournons le regard des informations pour éviter de faire face aux atrocités vécues par nos paires à l’étranger, car la société individualiste dans laquelle nous vivons a bien fait son boulot de lavage de cerveau… Oui les responsables c’est nous, nous qui attendons que le gouvernement, les associations, bref, les autres fassent le boulot à notre place. ASSEZ ! Pensons par nous même et demandons-nous : est ce normal ? Sommes-nous contraints de revivre encore et toujours les mêmes erreurs passées ou pouvons nous contribuer dès maintenant à changer ce système une bonne fois pour toute ?

 

Qui a le pouvoir ? Les millions d’entres nous ? ou les centaines d’entre eux ?

 

Les règles sont faites pour être suivies mais lorsque les règles n’ont plus de sens, à qui revient-il de les changer ? Avons-nous si peur du changement que nous préférons rester dans la servitude ?

 

Cet article, j’y met mon cœur, j’y met toute ma passion et il ne s’adresse pas seulement aux français ou aux gouvernements mais à l’humanité toute entière car l’heure n’est plus à la division mais à l’union, le monde est en crise, agissons maintenant pour son bien être, pour notre bien être et celui des générations futures ! Nous ne pouvons plus occulter, avec les informations auxquelles nous avons accès aujourd’hui, tout ce qu’il s’y passe, c’est bien trop grave ! Nos grands-parents n’y avaient pas accès, nos parents n’en avaient pas les moyens, et nous ?

 

Notre génération qui a tant cette soif de sens, d’humain : quelle sera sa mission ? Que dirons nous à nos petits enfants ?

 

Continuerons-nous à engorger le système où nous révolterons-nous comme le prédisent tous les films dystopiques de notre siècle face au triste destin qui nous attend ? Tellement de jeunes cherchent le sens dans ce qu’ils font alors que tellement de causes ont besoin d’eux. Mais peut être que la solution n’est ni la révolte, ni la servitude, peut-être que la solution, nous pouvons simplement la créer, avec nos propres connaissances et notre bonne volonté… Regardons ensemble dans la bonne direction.

 

Il en va de notre devoir de se rassembler pour ceux qui n’en ont pas l’opportunité, le droit. Ceux qui tentent simplement de survivre. Et si l’injustice et l’oppression ne vous peinent pas aujourd’hui demandez vous alors quel monde vous avez envie de laisser à vos futurs enfants ? et surtout dans quel monde avez-vous envie de vivre, vous ?

 

Je ne suis la porte parole de rien du tout ni personne, j’espère simplement qu’en lisant cet article, chacun pourra réfléchir à ce qu’il pourra faire, à sa propre échelle, pour faire avancer les choses dans la bonne direction.

 

Se rassembler ? Pourquoi pas !

Mai 2018 ? Probablement !

Et après … ?

 

Rappellons-nous tout de même de l’histoire et ne commettons pas les mêmes erreurs passées. En 68, cinq personnes sont mortes et des centaines d’autres blessées; il existe aujourd’hui, des dizaines et des dizaines de façons de faire passer un message ; nous, millenials, sommes plus créatifs que jamais, alors n’oublions pas cette phrase d’un grand homme «  La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie » -Martin Luther King.

Manon AUNAY

Fondatrice de Jeune Génération Y

 

 

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