Comment j’ai trouvé ma voie en lâchant prise sur la « carrière à tout prix » et en étant tout simplement, moi !

Comment j’ai trouvé ma voie en lâchant prise sur la « carrière à tout prix » et en étant tout simplement, moi !

Jeune diplômé, sans boulot…Et si… on se posait la mauvaise question depuis le début ?

 

Quand j’étais plus jeune, je me voyais carriériste, j’avais ce rêve de devenir New-Yorkeuse à la Carrie Bradshow, gérant ma superbe carrière d’une main, ma garde robe de l’autre et Mr. Parfait en prime. Je me voyais directrice d’une multinationale, qui prendrait des décisions hyper-importantes chaque jour, demandant à ma stagiaire de faire mes courses pour moi, n’ayant pas une minute pour prendre un café, tellement j’étais over-bookée. Je me ferais des weekends spas avec les copines et je vivrais dans l’une des plus hautes tours de la ville. Bien entendu, j’aurai très bien gagné ma vie. Le rêve quoi.

 

La vie m’a donné l’immense opportunité d’aller aux Etats-Unis, mais pas pour les mêmes raisons. Dans une petite ville à la frontière mexicaine, j’ai vécu un rêve, mais pas celui pour lequel j’étais partie. Pas de chamailleries à la Gossip girl, de grandes tours, ni de business men. J’ai découvert la simplicité. Pas de paraître, de faux-semblants, pas de jugement, personne ne prétendait être qui il n’était pas, j’ai découvert l’honnêteté. Beaucoup de voyages, de découvertes personnelles et culturelles, d’humain, j’ai découvert la curiosité. En 1 an, mon rêve avait évolué, sans le savoir, je souhaitais alors continuer à m’accepter pour qui j’étais, enrichir chaque jour ma curiosité et vivre une vie simple, qui serait, en réalité, source de bien plus de bonheur, une vie simple mais riche intérieurement et culturellement.

 

Mais une fois rentrée en France, tout le monde rêvait encore de Carrie Bradshow, et une partie de moi aussi. Appelons cela besoin de reconnaissance sociale ou conformité. Quoi qu’il en soit, j’ai foncé et j’ai fait comme tout le monde. J’ai trouvé un premier stage dans une startup à la mode en Espagne, mais patatra, je m’y ennuyais déjà au bout de 2 mois, qu’en serait-il au bout de 2 ans ? J’ai fait un autre stage, en cabinet de conseil, cette fois, je travaillais pour un grand groupe de cosmétique « vous le valez bien », j’aurai peut-être pu devenir Carrie mais ça ne me correspondait pas, quelque chose n’allait pas, je n’étais pas moi. Et puis ça me stressait, démesurément. Mon corps me parlait mais je ne l’écoutais pas. Trop de stress, plus de sens, j’ai abandonné, je voulais aider. Alors j’ai travaillé pour une association, puis une entreprise sociale. Le sens était là, mais il me manquait encore plein de choses… Quoi ? je ne le savais pas …

 

J’ai essayé d’être raisonnable et je n’ai pas aimé.

– Clint Eastwood

Une longue pause s’est imposée. 6 mois.

Rien à l’échelle de ma vie, une éternité à l’échelle des heures et des jours passés à me poser cette question : « Que vais-je faire de ma vie ? »

 

J’étais jeune diplômé, sans boulot… et je me suis dit que depuis le début j’avais tout faux. J’avais fait les mauvaises études, les mauvaises expériences, les mauvais stages. Je n’étais pas à ma place. Je m’étais trompée sur toute la ligne. Plus rien n’avait de sens et pire que tout, je n’avais aucun objectif. Les coups de mou passent quand on est capable de se fixer un objectif. La déprime ne passe pas, quand on en a aucun.

 

“C’est en touchant le fond que l’on refait surface : toute la vie est dans cette parabole.” – Claude Lelouch

 

Je me suis remise en question

En fait, j’ai tout remis en question. Mes choix, mes expériences, mes connaissances, le lieu où j’habitais, ma vie. Je me suis posée quarante milles questions, toutes sans réponse. Et au bout d’un moment, les mêmes questions revenaient et tournaient en boucle dans ma tête. J’ai envisagé pleins d’options mais aucune ne me tentait et j’avais déjà eu tellement d’expériences, cette fois si je me trompais encore, ça allait m’achever, alors je n’ai rien fait. En ne faisant pas de choix, je ne me trompais pas, certes. Mais je n’avançais pas non plus. Une zone de confort, pas si confortable.

 

Le monde déteste le changement, c’est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser.

Charles F. Kettering

 

Alors je suis revenue à la base, ce qui m’avait tant fait vibré aux US : la curiosité, l’honnêteté, la simplicité. Je me suis autorisée à me dire « tant pis si tu n’as pas de grande carrière », « tant pis si tu ne fais pas comme tout le monde », « tant pis si tu ne gagnes pas d’argent ». Ce n’était pas facile, mais une fois cette étape passée, tout est devenu bien plus clair. J’ai commencé à m’accepter à nouveau, à être honnête avec moi même sur mes envies, mes aspirations, à accepter mon passé et même à y trouver beaucoup de positif. Aider, transmettre, apprendre. C’était ça l’important pour moi. J’ai lu des dizaines d’articles sur le développement personnel, sur les types de personnalités, j’ai vu une coach. J’ai fait un choix.

 

Je me suis trouvée.

 

Je me suis trouvée dans des témoignages d’autres personnes qui étaient passées par ces questionnements, et qui aujourd’hui, vivaient des vies atypiques. Je me suis trouvée en puisant au fond de moi et en acceptant toutes les choses que je savais déjà. Je me suis trouvée en écrivant et en partageant mes ressentis avec les autres. Mon introspection a duré 6 mois. C’est long. Mais c’était nécessaire. Je ne me suis jamais autant connue et acceptée de toute ma vie.

 

J’ai créé la vie dont je rêvais.

Exister vraiment, c’est s’autoriser à être soi-même en toute circonstance.

Laurence Maron

Il n’y avait pas vraiment un métier qui me convenait, en en choisissant un, j’avais peur de faire le mauvais choix, et de perdre toutes mes options. Alors la vie que je voulais, je l’ai créée. J’ai toujours été passionnée par les autres, l’humain et je voulais aider, transmettre. Je voulais aussi éviter à tous mes amis, à tous les jeunes, à tous les autres de vivre tout ce que j’avais traversé. Parce que ça n’est pas humain et ça laisse des séquelles. Mais aussi parce que ça n’étais pas ma faute ni la leur. Mon objectif c’était ça : aider les autres à trouver leur voie. J’aimais écrire, apprendre, transmettre, j’avais besoin de bien-être et de développement personnel.

 

Alors je me suis lancée, je me suis formée 1 an pour devenir coach en développement personnel et professionnel et obtenir une certification de l’état. En parallèle j’ai construit mon projet, je voulais accompagner des jeunes dans leur insertion professionnelle, mais aussi leur permettre de mieux se comprendre et surtout de s’accepter. Leur dire que s’ils avaient des blocages, ce n’était pas grave, qu’on en avait tous, et que ça pouvait se travailler. Leur proposer des témoignages d’autres jeunes comme eux, pour qu’ils ne se sentent pas seuls et surtout leur proposer des accompagnements adaptés à leur personnalité. Des guides écrits, pour les grands lecteurs, des vidéos pour les visuels, de l’humour, pour dédramatiser sa situation et divers accompagnements en face à face ou par Skype pour les plus ou moins timides. Un projet pour tous, pour chacun, dans son individualité.

 

Aujourd’hui mon projet est là www.jeunegenerationy.com, bel et bien lancé, ma chaine YouTube aussi, les témoignages également. J’accompagne des jeunes et ils me le rendent bien, j’écris, je vlog, j’ai pleins de projets en tête et des rêves pleins les yeux.

 

Bye Carrie. Hello, Manon ! Je ne vis pas le rêve de quelqu’un d’autre, je vis le mien !

 

Et je me dis, finalement, la première personne qui doit nous aider à avancer, c’est nous-même. Si LA solution idéale n’existe pas, qu’est ce qui nous empêche de la créer ? De rechercher de nouvelles pistes, de s’informer, de se challenger, de se faire aider… ?

 

En fait, et si on se posait la mauvaise question depuis le début ?

Et si, on ne devait pas « trouver sa voie » mais plutôt la créer ?

 

Manon Aunay

Coach en Développement Personnel et Professionnel Certifiée

Fondatrice de Jeune Génération Y http://www.jeunegenerationy.com/fr

Me contacter : manon@jeunegenerationy.com

 

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